• Cadide (dissertation)

       Voltaire est un écrivain philosophe des Lumières né en 1694 et mort en 1778. Il écrivit le livre éponyme Candide en 1759 pour dénoncer plusieurs choses, dont la philosophie de l'Optimisme, bien qu'on ne va pas l'évoquer ici. On va analysé l'El Dorado du chapitre 17 du livre pour répondre à la problématique: en quoi ce passage montre une utopie? L'analyse sera faîte en deux axes divisés en deux paragraphes.

     

       Ce premier axe va revenir sur les descriptions du lieu, commençant par les signes de l'utopie et la notion de richesse.

       Le texte semble être une utopie, et cela s'annonce dès la première ligne avec "un horizon immense, bordé de montagne inaccessible" (ligne 1). De plus, ce pays semble parfait avec ses "chemins couverts ou plutôt ornés de voitures d'une forme et d'une matière brillante" (ligne 4 et 5) et "des femmes et des femmes d'une beauté singulière" (ligne 5). Il y a donc ici une parfaite représentation de l'utopie.

       En parallèle, la notion de richesse semble très différente. En effet, les "petit gueux" (ligne 17) jouent avec de l'or, des émeraudes et des rubis, créant donc une confusion dans les esprits de Candide et Cacambo, croyant que sont des enfants de la famille royale. Toutefois, l'hôte dit clairement que ce sont des "cailloux de nos grand chemin" (ligne 49) et qu'ils sont dans "un pauvre village" (ligne 51). Cette notion de richesse différente est également soulignée par le cabaret construit comme "un palais d'Europe" (ligne 27).

     

       Le texte cherche également à dénoncer le monde de Voltaire, d'où l'importance de l'utopie. Dans cet axe, nous nous pencherons sur les actes du gouvernement et sur le civisme.

       Tout d'abord, nous avons très peu d'information sur ce que fait le gouvernement dans ce texte. On peut toutefois comprendre qu'il tente d'améliorer au maximum les conditions de vie des habitants car il s'occupe des "hôtelleries établies pour la commodité du commerce" (ligne 50). Cela est justifié par la présence de marchands et de voituriers, pas forcément riches.

       De plus, les voituriers et marchands de ce pays sont le contraire de ceux d'Europe à l'époque. En effet, les voituriers était souvent assez grossiers et les marchands pouvait être des escrocs. Ceux de l'El Dorado posaient "quelques questions à Cacambo avec la discrétion la plus circonspecte" (ligne 41-42).