• Les yeux sans visages (dissertation)

    Les yeux sans visages est un film de Georges Franju sorti en 1960. Il est adapté du livre du même nom (écrit par Jean Redon). L'un des acteurs principaux est Pierre Brasseur, un grand nom du cinéma de l'époque. C'est d'ailleurs lui qui a imposé Georges Franju en tant que réalisateur. Le film met en scène Christiane Genessier, défigurée suite à un grave accident de voiture, son père, chirurgien responsable de ce même accident et Louise, l'assistante du docteur Genessier. Au cours du film, Georges Franju s'appuie sur le côté animal des personnages principaux mais aussi sur le côté réaliste-fantastique, que nous allons étudier en deux axes eux-mêmes divisés en deux paragraphes.

    Le film a un côté réaliste.

    En effet, le cadre spatio-temporel nous montre un certain réaliste, surtout vu par la présence des deux cheveux (voitures populaires dans les années 1960) et la place du Trocadéro vu dans l'une des scènes ou apparaît Edna, bien qu'il y ait d'autres indices comme l'affiche d'une pièce de Ionesco. Nous constatons donc que le cadre spatio-temporel est réel.

    De plus, nous constatons une limite entre le réalisme et le fantastique, ou le réalisme poussé à l'extrême, matérialisée par le chemin entre la maison du docteur Genessier et l'hôpital ou il travaille, le placard à double-fond entre le laboratoire et le garage, mais aussi quand Edna et Louise passent la voie ferrée en voiture.

    Le film a toutefois un côté fantastique très présent.

    Tout d'abord, nous avons un contraste jour/nuit étrange, surtout visible dans deux scène. Au début du film, quand le docteur Génessier quitte la morgue, le soir est visiblement en train de tomber, mais quand on a le contre-champs montrant le père de Suzanne (la jeune fille dont nous voyons le corps être jeté à l'eau), la lumière ne semble plus aussi présente. La deuxième scène où nous avons ce contraste est l'arrivée d'Edna à la maison de la famille Génessier. En effet, quand Edna regarde l'horizon, le ciel est aux couleurs du soirs mais quand elle regarde la maison, la nuit semble être soudainement tombée.

    Le deuxième point que je trouve fantastique est la blessure de Christiane. En effet, sa plaie n'est visiblement que sur son visage et me semble très régulière pour une cicatrice due à un accident de voiture, même pour un passager. Je pense que la régularité de sa plaie est voulue mais elle donne vraiment un côté fantastique à Christiane, renforçant ce côté fantomatique ou paranormal que nous avons déjà du personnage.